Les gorges
de Palestro ! Tout le monde connaît.
J'y suis repassé en 1986, et si je ne devais me souvenir que d'une
image, j'aimerais bien que ce soit de celle-là, avec ce pont qui
rapproche les montagnes, avec dans la falaise ce trou béant qu'ont
laissé les hommes qui extrayaient là le ballast pour bâtir les voies
ferrées, avec cette rivière qui nous emmène à travers les obstacles
vers un coin de ciel bleu.
Elle me fait penser à cette citation tirée de l' Ecclésiate :
" Que reste-t-il de la peine que
l'homme se donne sous le soleil ? Une génération s'en va, une autre
arrive, et la terre ne bouge pas. Le soleil se lève, le soleil se
couche; il cherche son point de départ pour se lever de nouveau. Le
vent va vers le sud, tourne vers le nord, tourne et retourne sur
lui-même toujours. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est
jamais remplie; le lieu vers lequel ils se dirigent, c'est là qu'ils
veulent aller. " |
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